CHAMPAGNE (26 Janvier - 30 Octobre 1917)
(Secteur de la butte de Souain)

 

Du 28 au 30 janvier, le Régiment relève le 1er Régiment d'infanterie dans  le secteur de Souain, sous-secteur de l'Etoile. Il y restera jusqu'au 17 juillet.

Le 15 février un coup de main est exécuté par le 1er bataillon (BEAUMONT) sur la tranchée « Von Capelle » : nous faisons dix-huit prisonniers, dont un officier, sans avoir subi aucune perte.
Le 138ème au communiqué du 15 février 1917

   Du 15 au 22 mars, le bataillon GRAND est envoyé à Maison de Champagne : il est félicité par le général MORDACQ pour sa belle conduite pendant les combats qui s'y sont livrés.

Sous-secteur de l'Etoile mars 1917

   D'avril à juillet, les coups de main se succèdent de part et d'autre. Les 15, 16 et 17 juillet le Régiment est relevé.

Equipe de la roulante 7eme Cie juin 1917

   Pendant cette période de six mois, le Régiment n'a pour ainsi dire pas eu de repos, les unités retirées de la première ligne étant placées dans les environs immédiats du secteur et employées à des travaux. Il a subi de, violents bombardements et a été constamment tenu en haleine par les fréquentes tentatives de coups de main de la part de l'ennemi.

   Après un repos bien gagné, le Régiment relève le 78e, les 28 et 29 août dans le sous-secteur Capron. Il se trouve à la droite de la Division et occupe les positions comprises entre le saillant 803 et la cote 193, face à la Butte de Souain. Le Régiment se trouve donc dans la région même, où les 2 et 3 septembre 1914 il a vaillamment  combattu.

Le soldat Jean-Louis Rouly dans une tranchée en Champagne 1917.

Le soldat Joseph Pagnat pionnier à la CHR en septembre 1917.

   Les 24 septembre et le 4 octobre, l'ennemi tente des coups de main qui échouent. Le 6 octobre, nous ripostons par un coup de main exécuté par le 2e bataillon (GRAND) ; nous trouvons les tranchées bouleversées et abandonnées et nous rentrons dans nos lignes sans avoir subi de pertes.

   Les 8 et 9 octobre, le régiment est relevé par le 57° R. I. et va cantonner aux camps nord et sud de Ville-en-Tardenois, où il est remis à l'instruction et s'entraîne pour de nouvelles  offensives.

   Pendant son séjour en Champagne, les pertes se sont élevées  à:

   Tués : Hommes, 30.

   Blessés : officiers, 1;   gradés el hommes de troupes, 128.

   Disparus : grades et hommes de troupe, 68.

   Evacués : officiers, 5;   gradés et hommes de troupe, 312.

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