CHAMPAGNE (2 Octobre 1914 - 5 Mars 1915)
(Secteur de la Suippes)


La partie se joue maintenant dans le Nord, dans les Flandres, sur l'Yser.

   En Champagne, la bataille diminue peu à peu d'intensité. De chaque côté on s'organise, les tranchées apparaissent, les boyaux commencent à sillonner la plaine. Pour se mettre à l'abri des pluies de l'automne et du froid de l'hiver, on songe à créer des abris.

Carte des tranchées allemandes et françaises 1915. agrandir la carte.

Du 2 octobre 1914 au 23 mars 1915, nous trouvons le 138e dans le secteur compris entre la Suippes à 1.200 mètres S.-E. d'Auberive et la ferme des Waques. Il alterne avec le 107e et le 78e et prend ses repos à Saint-Hilaire-le-Grand, Mourmelon-le-Grand, Jonchery-sur-Suippes et Suippes. Il participe aux attaques de la 23e Division, les 12 et 30 octobre, 25 novembre, 21 décembre 1914 et 23 février 1915, attaques partielles où il fut en soutien et où les pertes furent assez faibles.

   Le 10 octobre 1914, le Capitaine DE PLANCHARD DE CUSSAC est nommé chef de bataillon, il conserve le commandement du 3e bataillon.

   Le 2 novembre, le capitaine GRAND, revenu au corps après guérison de sa blessure, prend le commandement provisoire du 2e bataillon.

Une escouade du 138ème en Champagne. Parmis eux le soldat Jean-Louis ROULY. Remarquez le 2ème à partir de la gauche qui porte des cartouchières allemandes.

   Le 23 mars 1915, le Régiment, relevé par le 103e, est envoyé vers l'arrière. Il est réuni à Francheville le 27.

   Le 30, il s'embarque en chemin de fer à Vitry-le-François; le 31, il débarque à Toul et Pagny-sur-Meuse et se dirige sur Andilly puis Martincourt et Saint-Jean où il cantonne le soir.

Article paru dans le journal "La Croix" du 30 avril 1915.

   Du 30 octobre 1914 au 31 mars 1915, il a perdu :

   Tués: gradés et hommes de troupe, 28

   Blessés: gradés et hommes de troupe, 18

   Evacués : Officiers, 5

   Gradés et hommes de troupe, 1.032

Photos souvenirs des sergents MONTAZEAU à Saint Hilaire le Grand (Marne) fin 1914 début 1915.

A droite, le sergent major Marcel MONTAZEAU peu de temps avant sa mort.


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