Le 138 ème Régiment d'Infanterie

Dans la guerre de 40

 Cette historique est le travail de Monsieur GOURY dont le père faisait partie du 138ème en 1940. Avec mes remerciements.

Période

Lieu

Observation

 

 

 

15 novembre au 5 juin 1940

Avors

91e R I 21e bataillon (avec 92e R I 21e bataillon  dissous le 5 juin 1940) et donnent le 138é R I

5 juin 1940

 

Création du 138e R I  (3e ou 5e Cie) qui avec le 59e R I forment la 239e division d’infanterie légère

Mercredi 5 juin 1940

Occupe les cantonnements suivants :

1e bataillon : Beauchemin (PC) et Saint-Martin

2e bataillon : Perrancey (PC) et Vieux Moulin 1

3e bataillon : Leffond (PC) et Villiers/Suize

Colonel NOEL

63 officiers

271 s/officiers

295 caporaux

1874 soldats

jeudi 6 juin

Faverolles: Marac (Indre)

Un avion ennemi Messerchmit en difficulté a atterri vers 11 h près de Faverolles (6 km de Marac). Le pilote a abandonné son appareil et s’est enfui dans les bois L Les unités cantonnées dans la région, aussitôt alertées par le service du guet, ont lancé des patrouilles à la recherche des fuyards. Ces recherches poursuivies jusqu’à 16 h et 19 h sont restées infructueuses. Des documents intéressants qui avaient saisis dans l’appareil par la 439e Cie du train ont été envoyés…

Dimanche 9 juin et lundi 10 juin

Arc-en-Barrois ; Riaucourt ; Chaumont ; Bar-sur-Aube ; Nogent, Meaux

Dès 3 h le régiment est alerté. A 8h 30 arrive l’ordre écrit : « Le mouvement prévu s’effectuera le 9 juin dans les premières heures de l’après-midi. »

Unités sans moyen de transport prêtes à se rendre aux d’embarquement à partir de midi.

L’embarquement prévu s’effectue aux environs de 19 h avec un retard d’1 j environ.

Itinéraire : Arc-en-Barrois ; Riaucourt ; Chaumont ; Bar-sur-Aube ; Nogent, Meaux

Aucun survol d’avions.

 

Lundi 10 juin

Troyes, Meaux (Seine et Marne)

La colonne continue sa route par Troyes, Nogent…

Les premiers éléments arrivent dans le faubourg de Meaux vers 1 h du matin. Les différentes unités se regroupent à l’abri des couverts et font une grande pause. Notre régiment s’installe défensivement face à l’Est de la Marne.

Mercredi 12 juin

 

Le régiment reçoit pour renforcer le sous-secteur un régiment tchèque.

Jeudi 13 juin

Trilport (faubourg de Meaux, Seine et Marne)

Montceaux, Pierrelevée, Haute Maison (Seine et Marne)

Dès les premières heures du jour nos observateurs signalent des mouvements de colonnes ennemis en direction de la Marne.

Le soir vers 18 h, violent bombardement sur Trilport où le 1/138 a établie un centre de résistance. Quelques éléments ennemis ont même réussis à traverser la rivière. Un combat s’engage dans lequel nous avons 4 blessés.

Notre mission n’est pas de résister sur la Marne, et dans la nuit vers 23 h le régiment se retire tandis que l’artillerie continue à tirer pour couvrir notre repli.

Montceaux, Pierrelevée, Haute Maison

Vendredi 14 juin

Celle sur Morin (Seine et Marne)

 Bois Le Roi (Seine et Marne)

Bernay-Vilbert, Aubepierre-Ozouar-le-Repos,… Montigny sur loing (Seine et Marne)

Mormant (Seine et Marne)

Montigny sur Loing (Seine et Marne)

 

Le départ s’effectue dans de bonnes conditions. A l’aube la colonne arrive à la Celle sur Morin d’où elle repart 2 heures après pour aller occuper le Bois Le Roi. Cette marche de près de 40 km est très fatigante et il y a déjà beaucoup de traînards. Le même soir le régiment reçoit l’ordre de se replier sur la Seine

Bernay, Aubepierre,… Montigny sur loing

Jusqu’à Mormant la marche s’effectue normalement. Dans ce dernier village le détachement d’arrière-garde sous les ordres du capitaine GIRARDON et composé d’une section de FU, d’un FM, d’1 canon de 25, est prise à partie par des automitrailleuses. Le lieutenant VEROT est blessé, le capitaine GIRARDON fait établir des barrages sur les voies d’accès latérales afin de permettre au gros du régiment d’arriver au pont de Champagne sans être inquiété.

L’ordre de repartir arrive le soir même. Le régiment doit aller se regrouper au …Loire. Il s’embarque à Montigny sur Loing à 21 h 30. Le train hippomobile rejoindra par la route.

Dimanche 16 juin

Gien (Loiret)

Dominuze (Donnery  ?)

Après un voyage long et pénible, nous arrivons en gare de Gien à 16 h.

Le régiment doit s’installer en position défensive sur la Loire.

Dès le débarquement, la colonne est dirigée sur la position future à occuper.

Au moment où elle traverse le pont de la Loire, elle est survolée par de nombreux avions, de gros bombardiers ennemis. Ils lancent des bombes par chapelets de 5. Le pont est touché. La pile est notamment  endommagée. Le pont est l’objet de 4 attaques successives. Le pont cependant n’est pas coupé. Il y a de nombreux morts. Les convois civils qui encombraient les rues de Gien et gênaient notre passage ont beaucoup souffert du bombardement.

La colonne s’arrête à 2 km environ du village de Saint-Gondon et s’installe provisoirement  en attendant des ordres définitifs.

PC du régiment au château de Dominuze (Donnery ?)

L’effectif du régiment s’est réduit de beaucoup. Durant la journée du 15 en effet de nombreux éléments n’ont pas rejoint. Il n’y a pas encore e tués.

Effectif au départ : 2440, le 16 juin 850.

Lundi 17 juin

Gien

Saint-Gondon 

Nevoy

Le régiment s’installe définitivement sur les positions suivante

limite Ouest : 400 m Est des lisières de Saint-Gondon ;

limite Est : village de Nevoy ( ?)

front tenu 1700 à 2000m

Le soir vers 23 h le pont sur la Loire saute.

Notre convoi hippomobile qui se trouvait sur la rive droite de la Loire se trouve coupé du régiment et sera fait prisonnier. Une grande partie de notre matériel (voiturettes, mitrailleuses, FM, mortier de 60,) se trouve ainsi perdue.

Quelques hommes chargés de la conduite du convoi réussissent tout de même à nous rejoindre en traversant la Loire à la nage.

Mardi 18 juin

Saint-Gandon (Loiret),

Nogent sur Sauldre (Cher),

 Saint-Mortaine ( ?). 

Dans la matinée des éléments ennemis sont signalés sur la rive droite de la Loire. Un train blindé stationne devant le pont de la voie ferrée et des trains de troupes arrivent en gare de Gien.

L’artillerie française (75) prend ses objectifs sous son feu. Toute la journée l’artillerie tire sur les objectifs qui lui sont indiqués par les observatoires et il semble que ces tirs sont bien efficaces.

Le soir l’artillerie allemande tire aussi sur nos lignes et de nombreux avions ennemis survolent nos positions.

Aucun élément ennemi n’a réussi à traverser la Loire.

A 17 h arrive un ordre de repli suivant l’itinéraire Saint-Gandon, Nogent sur Sauldre (Cher), Saint-Mortaine ( ?).  

Mercredi 19 juin

Souesmes (Loir-et-Cher)

La Sauldre

(Les Tasnières Cher)

Thénioux sur le Cher

Le régiment arrive à Souesmes (Loir-et-Cher). Le trajet a été pénible et il y a eu de nombreux traînards. Le régiment s’installe en halte gardée sur la Sauldre. Dans l’après-midi un détachement de 150 motocyclistes allemands entrent par surprise à Souesmes. Une grande partie du 2e bataillon est désarmée et les hommes faits prisonniers. Le commandant THOUARD  du 2e bataillon est du nombre. Le capitaine DAVID passant dans sa voiture de liaison subit le même sort ainsi que les capitaines EBLE et GAUTHIER.

Le régiment qui devait s’embarquer à 1 km Sud de Souesmes s’embarque aux Tasnieres (Les Tasnières Cher)à 5 km Sud de Souesmes.. Il est transporté par camions à Thénioux sur le Cher où il arrive à 23 h 30.

L’effectif du régiment se réduit à 690 hommes environ. sur

Jeudi 20 juin

Saint-Georges ;… (Varennes Maine-et-Loire).

Le régiment s’installe sur le Cher avec mission de défendre cette coupure

Durant la journée nous sommes survolés par des avions italiens.

A 13 h arrive un nouvel ordre de repli.

Saint-Georges ;… (Varennes Maine-et-Loire).

Le régiment est embarqué sur camions à 22h.

Vendredi 21 juin

Varennes près LeBlanc 

Le régiment arrive à Varennes près LeBlanc  à 10h.

Il a pour mission de couvrir la ville de Le Blanc et d’en garder toutes les issues.

Samedi 22 juin

Saint-Hilaire, La Trimouille, Montmorillon, Confleur, Chabanais (Vienne)

Le régiment s’installe.

18 h nouvel ordre de repli. Nous nous portons sur la Vienne.

Itinéraire : Saint-Hilaire, La Trimouille, Montmorillon, Confleur, Chabanais.

Nous sommes embarqués sur camions à Saint-Hilaire de 23 h à 3 h.

Dimanche 23 juin

Chabanais

Saint-Léonard (Vienne)

Nous arrivons à Chabanais à 8 h.

2e bataillon à Saint-Léonard.

Lundi 24 juin

 

Le régiment s’installe

Mardi 25 juin

Droune ( ?)

A 4 h du matin le lieutenant BAILLEUL officier de liaison avec la division d’infanterie nous porte le plis suivant : « Général commandant en chef fait connaître que les hostilités cesseront le 25 juin 1940 à 0 h 35.

La VIIe armée prescrit de poursuivre la mise en place sur la Droune ( ?) tout en maintenant l’occupation de la Vienne. Stopper les embarquements par voie ferrée prévus  cette nuit et les mouvements hippomobiles vers le Sud. Remettre de l’ordre dans les unités. Le regroupement des grandes unités fera l’objet d’ordres ultérieurs. » Général DUNOYER

Mercredi 26 juin

 

Stationnement sans chargement

Samedi 29 juin

Saint-Yrieix (Haute-Vienne)

Stationnement sans chargement

Une prise d’arme a eu lieu à l’hippodrome de Pompadour (28 km de Saint-Yrieix) à l’occasion de la visite du général WEYGAND à la VIIe armée.

Une section du régiment (1e bataillon) avait été désigné pour constituer la compagnie d’honneur.

Au cours de cette prise d’arme le général WEYGAND a remis à titre symbolique la croix de guerre à certains militaires des détachements d’honneur. Le colonel NOEL avait désigné le sergent chef MEYNIAC de la 1e compagnie pour le recevoir au nom du régiment. Ce sous-officier s’était particulièrement distingué au cours des combats sur la Marne.

Dimanche 30 juin au mercredi 3 juillet

 

RAS

 

 

 

Jeudi 4 juillet 1940

Chabanais (Charente)

Remise à Chabanais d’une palme au monument aux morts de la guerre 14-18.

Cette cérémonie est suivie d’un office religieux dans lequel M. le Curé doyen exalte l’esprit de sacrifice et fait appel à l’union de tous les Français pour la reconstruction de la France. Le commandant GIMET prend le commandement du centre de démobilisation du canton de Montenbel ( ?)

Lundi 8 juillet 1940

 

Dépôt d’une gerbe au monument aux morts de Chabanais.

Les unités défilent devant le colonel NOEL.

Arrivée du capitaine Gauthier fait prisonnier à Souesmes qui réussit à s’évader.

Le capitaine GIRARDON disparut le 15 juin dans les combats d’arrière garde donne de ses nouvelles. Il est prisonnier dans un camp de concentration près de Meaux.

6 août 1940

 

Dissolution du régiment


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